Le président de l’association Bières en Fête a présenté les contours de la 21e Fête de la bière ce lundi. L’événement, prévu du vendredi 22 au lundi 25 mai sur la place Ducale, ne change pas une formule qui gagne mais promet quelques améliorations par rapport à l’an passé. On a fait le tour du propriétaire en quelques chiffres.

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Comme son statut de plus grande Fête de la bière en France : la numéro un. L’équation taille/fréquentation/brasseurs ne se retrouve nulle part ailleurs. 50 à 75 000 visiteurs sont à nouveau espérés sur les pavés pendant ce week-end de Pâques. « On a bien reçu quelques contestations par le passé de ce titre de plus grande Fête de la bière mais c’est pourtant bien le cas, je vous invite à chercher d’ailleurs mais vous ne trouverez pas », sourit François Baëhr.

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Comme le nombre de bières pression annoncées cette année. Le président indique : « Pas de bières en bouteilles à part quelques trappistes, notre modèle repose sur des bières pression que l’on découvre et déguste grâce aux 55 brasseurs présents. » Et il poursuit : « Ce n’est pas une beuverie monumentale mais une fête populaire et familiale. » Les bières locales et artisanales se retrouvent évidemment largement en sortie de becs.

20 000

Comme le coût en euros pour sécuriser le périmètre. 18 agents de sécurité sont présents sur le site mais aussi neuf policiers municipaux veillent au grain tout au long de la période houblon. « C’est un budget conséquent, parfois au détriment de l’animation mais on n’a pas le droit à l’erreur », coupe l’organisateur.

15 000

En euros toujours comme le coût des animations musicales. Du jazz manouche mais aussi des groupes locaux à l’ADN rock (No Way, Jo Has a Gun) ou encore des DJ viendront enflammer la scène. Un effort a même été fait sur la sono pour embarquer toute la place Ducale.

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Comme le nombre de chalets supplémentaires pour offrir un meilleur accueil. Une disposition plus aérée pour laisser place aux terrasses des cafés des arcades et les intégrer au mieux. Autre sujet, le chapiteau restauration se verra délesté de huit exposants cette année pour fluidifier la circulation, surtout par mauvais temps. Une restauration étoffée avec « du pas cher et pratique ». Des boulettes à la liégeoise ou encore à la bière de Chimay en passant par les habituelles friteries ou les spécialités savoyardes et orientales : tout le monde sera servi. Boris Ravignon a d’ailleurs confié que ce chapiteau disparaîtrait lors de la prochaine édition avec l’arrivée de chalets et terrasses couvertes. « Il faut soigner l’esthétique de cet événement, faire plus beau pour éviter la lassitude, on peut s’inspirer du Cabaret Vert sur ce sujet qui sait se renouveler », précise Boris Ravignon.

6,5

Comme la teneur en alcool des bières tendances. Les brasseries redescendent en alcool, les bières à 4° trouvent aussi du succès comme les bières fruitées type fruit de la passion ou exotiques. Des becs proposeront aussi des bières sans alcool. Et pas n’importe quelle bière, la Rochehaut en fait partie.

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Comme le tarif pour entrer sur les pavés du village estampillé bière au beau milieu de la ville. Le maire est inflexible sur le sujet. « Une fête populaire sur l’espace public où on veut se balader et boire un verre, c’est évident que l’entrée soit gratuite », martèle l’édile. Attention, il faudra sortir 4€ de votre porte-monnaie pour qu’une Duvel ou une Cuvée d’Arthur ne vienne caresser votre gosier.

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Comme le nombre de minutes où les stands ne serviront plus avant la fermeture du site. François Baëhr insiste sur l’importance de maîtriser l’extinction des pompes : « On note sur un carnet si certains ne respectent pas, et si cela se reproduit les soirs suivants ils ne reviendront pas l’année prochaine. »
« Un petit périmètre, quand ça s’arrête, ça s’arrête complètement », coupe Boris Ravignon. Les cafetiers des arcades respecteront les mêmes horaires, soit une fermeture à une heure du matin le vendredi et samedi, minuit le dimanche et 20 h le lundi.