Sébastien Thomas a découvert le parapente l’an dernier. Un stage d’initiation et des heures de vol plus tard, le quadragénaire ne vit plus que pour sa nouvelle passion, qu’il peut pratiquer librement et à volonté dans les Ardennes.
Voler seul au 5e jour
Sébastien respire le parapente depuis douze mois. Une activité qu’il partage avec sa conjointe, Mélinda. Il a suffit d’un vol découverte en 2025 pour que les deux conjoints soient happés par les airs. Pour maîtriser un minimum l’activité, le couple s’est rendu en Normandie pour effectuer un stage d’initiation.
Un apprentissage express visiblement, « On volait seuls au cinquième jour
car ce sport est accessible à tous à partir du moment où l’on gère les manœuvres et la vitesse. »
Un sentiment de liberté presque incomparable
L’apprenti parapentiste a acheté une voile à son retour dans les Ardennes pour prendre définitivement son envol, histoire de voir défiler à sa guise notre territoire sous ses pieds. En fonction du vent, Létanne, Dom-le-Mesnil ou encore Stonne deviennent alors ses spots préférés.
« La voile libre, c’est pouvoir voler sans brevet ni licence, pour un plaisir incomparable », ajoute-t-il.
Presque incomparable en fait, il précise : « Oui, je pratique la plongée et je ressens le même sentiment de liberté sous l’eau. Ça se décrit difficilement d’ailleurs. » Encore débutant, Sébastien apprend encore à mieux écouter le vent, mesurer sa force et guider sa voile en conséquence.
Mélinda a passé 5 h 30 dans un arbre
Un sport dans les airs qui n’est d’ailleurs pas sans turbulence. S’il a connu une grosse frayeur avec un vent contraire, son parapente reculant jusqu’à l’obliger à un atterrissage périlleux, c’est sa copine qui lui a fait le plus peur en avril dernier.
Mélinda est restée accrochée à une branche dans un arbre. Elle a été suspendue pendant 5 h 30 à une vingtaine de mètres du sol, un important dispositif de secours avait été déployé pour la dégager d’une fâcheuse posture. Sébastien n’en menait pas large d’ailleurs : « Je volais au-dessus d’elle quand c’est arrivé, cela arrive au moins une fois à tous les parapentistes mais on a eu très peur. »
S’élancer, puis les pieds quittent le sol
Il faut dire que voler et atteindre ce bien-être en altitude, nécessite un brin de courage au moment de s’élancer pour quitter la terre ferme. « Quand tes pieds quittent le sol et que la voile se retrouve au-dessus de ta tête, que tu montes à 700 mètres d’altitude, tu n’as plus vraiment le choix », sourit le quadragénaire.
En attendant, il vole presque tous les jours, été comme hiver. La bigorexie n’est pas très loin.
« Oui, je ne pense qu’à ça, à regarder le sens du vent chaque matin pour savoir où voler. Le côté addictif du parapente, c’est encore plus fort que la course à pied », avoue le sportif.
Atterrir à Bairon avant de voir plus loin
Sébastien ira voler dans la Meuse ce week-end, les conditions de vent étant annoncées favorables. On lui souhaite un long vol : son record flirte avec les 3 h 30.
Et puis, un jour, il aimerait s’offrir une véritable escapade d’oiseau jusqu’à Bairon, en décollant de Létanne. Ce ne serait qu'une étape : les meilleurs parapentistes ardennais ont déjà volé jusqu'à la Côte d'Opale.