C’est une première dans l’histoire de la municipalité sedanaise. Une première dont le conseil municipal, hier (lundi), se serait bien passé. Le deuxième adjoint a sollicité la collectivité pour bénéficier de la protection fonctionnelle. Un dispositif prévu par la loi en faveur des élus pour les protéger de violences ou encore d’outrages dans le cadre de leur fonction, si préjudice. Farid Bessadi subit justement un harcèlement sur les réseaux sociaux qui n’est pas tolérable.

Des attaques sur fond de racisme

Farid Bessadi est en effet mis en cause sur plusieurs publications, de manière répétée, et veut que cela cesse. Sous des relents de racisme, il est pris pour cible par des auteurs peu soucieux du respect de l’homme et de l’élu. Le maire Didier Herbillon a donc répondu à sa demande avec un vote à l’unanimité pour que l’adjoint bénéficie de la protection fonctionnelle et donne une suite sur le terrain judiciaire. « Je suis remis en cause et c’est toute la collectivité à travers moi, je suis satisfait de ce vote à l’unanimité. L’avocat de la Ville va me défendre et je vais laisser la justice faire son travail, c’est pour cela que je n’ai pour l’instant aucun autre commentaire à apporter. »

Les auteurs identifiés

En conseil municipal, le maire s’est montré plus incisif. « Farid nous a signalé une atteinte à son honneur, à sa réputation et des faits de racisme à son encontre, et c’est le cas », a commencé Didier Herbillon. L’édile n’y est pas allé par quatre chemins pour décrire la situation. « On est sur le terrain de la diffamation avec ces attaques sur les réseaux sociaux, nous connaissons les auteurs, on les a identifiés et on va pouvoir faire entrer la justice dans cette affaire. » Pour conclure, l’édile a envoyé un message très clair : « Je ne laisserai personne porter atteinte à l’un d’entre nous, ça ne passera pas, et jamais, ils me trouveront devant eux. Une procédure judiciaire va donc être engagée pour des éléments graves ».