La flambée des prix des carburants a rapporté davantage que prévu aux finances publiques. Selon le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, le surplus de recettes fiscales lié à cette hausse a atteint 270 millions d’euros pour le seul mois de mars.
Dans le détail, la TVA sur les carburants représenterait environ 120 millions d’euros supplémentaires par rapport à mars 2025. Les accises, basées sur les volumes vendus, auraient généré environ 150 millions d’euros, principalement en début de mois, lors d’une hausse des achats.
Une somme jugée insuffisante face au coût de la crise
Le ministre a toutefois relativisé ces chiffres. Selon lui, ces recettes supplémentaires restent « très inférieures au coût de la crise pour les finances publiques », qui se chiffrerait en milliards d’euros.
Une crise déjà coûteuse pour l’État
Le gouvernement estime que la situation liée aux tensions au Moyen-Orient, notamment la guerre en Iran et le blocus du détroit d’Ormuz, a déjà entraîné 430 millions d’euros de dépenses.
Parmi celles-ci : 70 millions d’euros pour soutenir transporteurs, pêcheurs et agriculteurs, 60 millions d’euros pour renforcer le chèque énergie, 300 millions d’euros pour absorber la hausse des intérêts de la dette.
Pas d’aides généralisées pour le moment
Face à ces coûts, l’exécutif écarte l’idée d’aides massives comme en 2022. « 2026 ne sera pas 2022, on ne peut pas annoncer des milliards d’euros dont on n’a pas le début d’un centime », a prévenu le ministre.
Le gouvernement évoque toutefois la possibilité de mesures ciblées, sans préciser pour l’instant leur calendrier ni leurs bénéficiaires.